Musée des beaux-arts
Lille
- Museum
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- Mobility and access
- Step-free accessAccess rampLiftWide doorwaysIndoor wheelchair circulationManual wheelchairPowered wheelchairLevel groundFirm groundPaved pathGravel pathSteep slopeNarrow passagesPushchair accessWheelchair loanAccessible parkingCall device
- Toilets and changing
- Accessible toiletBaby changing tableAdult changing tableRoom for a companionGrab bars
- Transfer and assistance
- Stay in your wheelchairTransfer requiredTransfer assistanceSpecific equipmentCompanion admittedFree companion entry
- Vision
- High-contrast signageBrailleAudio descriptionTactile guide pathGuide dogs welcomeAudible beacon
- Hearing
- Hearing loopSubtitlesSign languageVisual support
- Sensory environment
- Quiet spaceWithdrawal roomLow noise levelQuiet hoursDimmed lightingEar protectionTrained staffPriority queueing
- Practical facilities
- Fridge for medicationAccessible power socketCare spaceMeal reheatingDrinking water
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C’est Bonaparte, Premier Consul, qui signe, le 1er septembre 1801, l’acte de naissance du musée de Lille. L’État attribue 46 œuvres à la ville. En 1803, tout est prêt pour installer la collection dans la chapelle de l’ancien couvent des Récollets, rue des Arts. L’idée de créer un musée départemental avait déjà germé dans la tête des élus lillois lors de l’ouverture, en 1775, d’une académie des Beaux-Arts (une école de dessin a vu le jour vingt ans plus tôt et, à partir de 1773, des Salons d’artistes ont eu lieu jusqu’en 1788, et à nouveau de 1799 à 1808, pour montrer que « les Lillois sont restés fidèles au culte du beau »). Professeur à l’école et à l’académie, le peintre Louis Watteau – neveu du célèbre Antoine Watteau de Valenciennes – est désigné, en 1795, par la Commission centrale des arts, pour assurer l’inventaire des centaines de tableaux saisis aux émigrés lillois, aux églises, aux couvents, aux hospices, entreposés dans l’ancien couvent de Récollets. Le musée ouvre enfin ses portes en 1809, proposant un catalogue de 109 œuvres. C’est en 1834 que la ville hérite d’un trésor, l’exceptionnel legs Wicar. En 1850, le musée présente plus de 250 œuvres, prêtes à rejoindre les salles plus spacieuses et plus lumineuses du tout nouvel Hôtel de ville, place Rihour. L’ouverture du musée, en 1850, est un événement. Le vaste quadrilatère de l’Hôtel de Ville, avec ses pavillons d’angles, est bâti d’après les plans de l’architecte Charles César Benvignat (1805-1877) dans le style Renaissance, sur l’emplacement du Palais Rihour, ancienne résidence des ducs de Bourgogne. Le deuxième étage est entièrement consacré au musée. On compte au moins onze salles : pas un jour sans que les collections ne s’enrichissent. On est frappé, en cette seconde moitié du XIXe siècle, par l’exceptionnel dynamisme des conservateurs et des commissions artistiques. Les années 1848 à 1862 sont particulièrement fastes. 122 nouveaux tableaux rejoignent les collections. Alexandre Leleux lègue au musée, en 1873, sa collection de maîtres flamands et hollandais. Cinq ans plus tard, et jusqu’à sa mort en 1866, Brasseur enrichit la collection de 140 œuvres. Chose admirable, Reynart, avec l’aide de deux amis, acquiert sur ses propres deniers une œuvre de Goya, « Les Vieilles », dont il fait don au musée qui acquiert au même moment « Les Jeunes ». L’incontournable vedette en ces temps-là est la « Tête de cire », magnifique buste d’une jeune fille, attribué alors à Raphaël. Après plusieurs décennies, le musée se trouve de nouveau à l’étroit. On se met à rêver d’un nouveau bâtiment exclusivement réservé aux arts, qui ouvre en 1892. Lille est occupée par l’armée allemande dès le 12 octobre 1914. Deux jours plus tard, le musée est réquisitionné, mais reste ouvert jusqu’en 1918. En 1977, la donation Masson fait entrer au musée un ensemble important d’œuvres impressionnistes. Spécialiste de l'Islam, Denise Masson, à qui l'on doit une traduction du Coran, complète ainsi ses actes de générosité antérieurs qui s'inscrivaient dans la droite ligne de l'intention exprimée dès 1921 par son père [l'avocat Maurice Masson (Hazebrouck, 1873-Marrakech, 1947)], que sa remarquable collection revienne au musée de Lille après sa mort. Le musée rénové a ouvert ses portes en 1997.
Text: Muséofile, French Ministry of Culture.
- Setting
- indoors
- Phone
- 03 20 06 78 00
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Location
place de la République, 59000 Lille
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