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Musée de la batellerie

Conflans-Sainte-Honorine

  • Museum

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Mobility and access
Step-free accessAccess rampLiftWide doorwaysIndoor wheelchair circulationManual wheelchairPowered wheelchairLevel groundFirm groundPaved pathGravel pathSteep slopeNarrow passagesPushchair accessWheelchair loanAccessible parkingCall device
Toilets and changing
Accessible toiletBaby changing tableAdult changing tableRoom for a companionGrab bars
Transfer and assistance
Stay in your wheelchairTransfer requiredTransfer assistanceSpecific equipmentCompanion admittedFree companion entry
Vision
High-contrast signageBrailleAudio descriptionTactile guide pathGuide dogs welcomeAudible beacon
Hearing
Hearing loopSubtitlesSign languageVisual support
Sensory environment
Quiet spaceWithdrawal roomLow noise levelQuiet hoursDimmed lightingEar protectionTrained staffPriority queueing
Practical facilities
Fridge for medicationAccessible power socketCare spaceMeal reheatingDrinking water

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Les collections du musée ont été constituées dès 1967. Le musée de Conflans, le plus ancien et le plus important des musées de la batellerie en France a bénéficié de plusieurs facteurs extrêmement favorables : - notoriété des travaux de son conservateur, F. Beaudouin ; - réseau très important constitué dès le début des années 1970 par l’Association des Amis du Musée ; - diffusion des Cahiers du Musée ; - proximité de Paris et des grands antiquaires spécialisés ; - relations juridiques avec l’Office National de la Navigation et les compagnies de navigation dont les principales avaient leur siège dans la région parisienne. Le musée a longtemps été le seul établissement de son genre à pouvoir financer une véritable politique d’enrichissement de ses collections. Il faut noter à ce sujet que l’essentiel du budget alloué au musée était affecté aux acquisitions au détriment des expositions temporaires ou de la modernisation de la muséographie. Dans l’esprit de F. Beaudouin, il s’agissait de « préserver l’avenir »… Unique en France, le musée n’avait pas à souffrir de la concurrence d’autres institutions, que ce soit pour les dons ou pour les acquisitions à titre onéreux. Les dons : ceux-ci furent très importants à la création du musée, suite à l’exposition préfigurative de 1966 – Conflans et les autres villes du confluent de la Seine et de l’Oise (Andrésy et Maurecourt) comptaient (et comptent toujours) une proportion non négligeable de mariniers et d’anciens mariniers. François Beaudouin a également noué dès l’origine de très nombreux contacts avec les sociétés de navigation avec, à la clef, plusieurs dons et des dépôts longue durée. À la fin des années 1970 et au début des années 1980, beaucoup de ces compagnies de transport vont disparaître. Le musée réussira à sauver des liquidations judiciaires une partie de leur patrimoine : maquettes d’apparat qui décoraient les locaux des conseils d’administration, archives… Notons que l’investissement du musée et de son association d’amis pour le sauvetage et la restauration d’unités à flot a été unanimement apprécié par la profession. De nouveaux contacts ont été noués et une quinzaine de mariniers et anciens mariniers ont adhéré depuis peu à l’Association. Les dépôts de l’État : ils renforcent encore l’importance des collections ; les musées nationaux (musée de l’Armée, de la Marine, des A.T.P., des Arts et Métiers) ont en effet déposé à Conflans plusieurs œuvres majeures du patrimoine fluvial français. Campagnes de collecte : elles ont été régulièrement réalisées depuis la création du musée. Il s’agit d’une démarche volontaire de prospection sur des sites ciblés afin d’enrichir les collections par des récupérations, des dons ou des acquisitions. François Beaudouin a réalisé des enquêtes auprès des derniers constructeurs de bateaux en bois et a rassemblé une collection unique de matériel, outillage spécialisé, gabarits, etc. Cette politique se poursuit aujourd’hui avec les visites régulières des chantiers de « déchirage » (destruction des bateaux) avec, pour objectif, de compléter les collections d’apparaux de navigation, d’accastillage, de « parties de bateaux ». Parmi les acquisitions récentes, citons une réserve d’eau de péniche en bois, une « cuisine d’été », un gouvernail en bois… En 1995, un groupe de travail composé de mariniers et du personnel du musée a été mis en place pour intensifier cette politique avec la collaboration financière de l’Association des Amis du Musée. Les acquisitions : une part importante du budget d’investissement du musée a longtemps été consacrée au financement des « reconstitutions scientifiques », maquettes de bateaux réalisées d’après les plans du musée. Ces modèles réduits étaient en quelque sorte l’aboutissement muséographique du travail de recherche réalisé par François Beaudouin. Les bateaux de transport fluviaux anciens sont souvent d’humbles embarcations réalisées sans plans par des petits chantiers héritiers de techniques traditionnelles transmises de génération en génération. Pour de très nombreux types régionaux, il n’existe aucun plan ancien, aucun « manuel » de construction. La réalisation de ces reconstitutions scientifiques était donc le seul moyen « grand public » pour faire revivre ces batelleries disparues. Ces maquettes didactiques sont actuellement au nombre de vingt-cinq. Depuis 1994, le musée a procédé à un rééquilibrage de ses dépenses d’investissement avec deux axes prioritaires : - œuvres et objets d’art ; - histoire et technique de la voie d’eau. Cette réorientation de la politique d’enrichissement des collections a été possible grâce à une réelle augmentation du budget du musée parallèlement à la relance des « campagnes de collecte » et à un important travail pour stimuler les dons. La politique de réalisation des « reconstitutions scientifiques » a été provisoirement abandonnée.

Text: Muséofile, French Ministry of Culture.

Setting
indoors

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Location

place Gévelot, 78700 Conflans-Sainte-Honorine

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